Sans aucun doute

Nous revenons près l’un de l’autre et nous nous lisons de nouveau avec d’autres lettres avec une autre voix avec une autre langue, une autre bouche. Comme les hirondelles de mer sur la crête de la vague débordante la plus débordante des vagues courant vives en mouvement avec des foules de coquillages blancs dans le pli de la jupe plissée de la vague. Nous revenons près l’un de l’autre sortis des moules sortis de la prison de glace sortis de toute entrave — entrave sur entrave sur entrave liées couche après couche sur nos corps dans la saison froide — couche après couche de gel sur le corps de notre rêve dans les profondeurs. Nous revenons près l’un de l’autre avec d’autres corps sans voile nus, nus dans l’air nouveau dans la vie nouvelle nous nous lisons l’un l’autre comme se tend la corde nue d’un instrument sous la nudité vierge des doigts du musicien. Nous revenons près l’un de l’autre comme une bougie tenue à la main mais éteinte qui se tourne vers la flamme se mêle à la flamme au désir le plus brûlant de la lèvre brûle, se mêle, brûle les distances froides — les séparations. Nous revenons près l’un de l’autre et le silence froid des cadres, des tapis et du lit nous le remplissons à ras bord des chants charmants de notre union de la musique brûlante de notre étreinte ; alors de toutes les ouvertures jaillissent des mélodies limpides et tendres, comme le parfum des jasmins blancs et purs — tout autour de la maison entière — après toutes les saisons de gel — saisons que le temps oubliera — Nous revenons près l’un de l’autre dans un train qui avançait sur la ligne du temps. Et nous n’étions nulle part et ne sommes nulle part sinon dans ce train…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

بی تردید

Lucarne

باز می گردیم نزدیک هم و دوباره یکدیگر را می خوانیم با حروفی دیگرگون با صدایی دیگرگون با زبان و دهانی دیگر گون . همچون پرستوهای دریایی بر قله ی موج سرشار سرشارترین موج ها تند دوان در جنبش با صدف های سفید انبوه در تای دامن پر چین موج . باز می گردیم نزدیک هم بیرون زده از قالب ها بیرون زده از حبس یخ بیرون زده از هر بندی ـ بند بند پشت بند لایه لایه بسته بر تن مان در فصل سرد .ـ لایه لایه یخ بند بر تن رؤیای مان در ژرفا . باز می گردیم نزدیک هم با تن دیگرگون بی پوشش عریان عریان در هوای تازه در حیات تازه یک دیگر را می خوانیم همچون کشیده شدن سیم عریان ساز زیر عریانی بکر سر انگشتان ساز نواز . باز می گردیم نزدیک هم همچون شمعی بر سر دست اما خاموش که به سمت شعله بر می گردد می آمیزد با شعله با داغ ترین خواهش لب می سوزد ، می آمیزد ، می سوزاند فاصله های سرد را ـ جدایی ها را . باز می گردیم نزدیک هم و سکوت سرد قاب ها و فرش ها و تخت را لبریز می سازیم با ترانه های دلکش آمیزش مان با آوای داغ همآغوشی مان ؛ آن گاه از همه ی روزنه ها می جوشند نغمه های زلال پر مهر ، گویی عطر یاس های سفید پاکیزه ـ دور تا دور تمام خانه ـ بعد از همه ی فصل های یخ بندان ـ فصل هایی که از یاد زمان خواهد رفت . ـ باز می گردیم نزدیک هم در قطاری که برخط زمان پیش می آمده است . و ما جایی نبودیم و جایی نیستیم جز در این قطار ...
Poème au hasard