La Joie

Ne t’éloigne pas de moi regarde mes larmes. Nos maisons d’elles-mêmes sont loin l’une de l’autre. De longues frontières sont entre nous. De noires lois non écrites - encore - s’enroulent autour de nos mains et de nos pieds. Ne t’éloigne pas de moi regarde le tremblement de ma main. Même sur l’arbre les feuilles ne sortent pas d’elles-mêmes. Comment te trouverai-je dans une ville dont tous les chemins d’eux-mêmes reviennent au passé et se déversent dans des cellules obscures ? dans une terre dont tous les fleuves d’eux-mêmes se sont réfugiés dans d’étroits conduits souterrains ? Seuls les poissons, toujours dans les bras de l’eau, naissent avec un sourire meurent avec un sourire. Regarde mes larmes. Le grenadier donnera ses fruits au mois de Mehr les maisons où nous sommes sont très loin l’une de l’autre. Viens, que j’égrène une grenade douce et que je verse les grains dans le creux de ta main de ma propre main. Les fruits de Mehr d’eux-mêmes, seuls, pourrissent sur la branche. Donne-moi ta main ...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

شادمانی

Coquillage et café

دور نشو از من ببین اشک هایم را. خانه های ما خود به خود دورند از هم. مرزهای طویلی بین ماست. قانون های سیاه نانوشته – هنوز – بر دست و پای ما پیچیده اند. دور نشو از من ببین لرزش دستم را. حتی روی درخت برگ ها خود به خود در نمی آیند. من چگونه ترا پیدا خواهم کرد در شهری که تمام راه هایش خود به خود به گذشته بر می گردند و درون حجره های تاریکی می ریزند؟ در زمینی که تمام رودهایش خود به خود در مجرای تنگ زیرزمینی پناهنده شده اند؟ تنها ماهی ها که همیشه در آغوش آب اند با لبخند به دنیا می آیند با لبخند می میرند. ببین اشک هایم را. درخت انار ماه مهر میوه خواهد داد خانه هایی که در آن ها هستیم خیلی از هم دورند. بیا تا انار شیرین دانه کنم و بریزم در کاسه دستت با دست خودم. میوه های مهر خود به خود تنهایی سر شاخه می پوسند. بده دستت را ...
Poème au hasard