Fleurs toujours printanières

Dans un monde dont la langue m'a été enseignée à moi pour cette raison : qu'avec elle je cache la vérité, tu m'as fait jurer de garder la vérité sur ma langue avec toi. Et ton regard, à l'instant vierge du pacte, par-delà les frontières s'est mêlé à mon regard, a débordé au fond de mes yeux m'a ensorcelée… Maintenant une force plus profonde que la force de la ruse apprise fend tous les mots absurdes sur cette page de mon cahier. Maintenant cet instant vierge au-dessus du couloir de la foi muette, exaltant bouillonne en moi et enroule le manteau des mots hypocrites – comme un rouleau qu'on referme – le jette dans la corbeille de mon bureau. Ta magie irrévocable, irrévocable, fait tourner la langue de mon cœur : – la clé invisible ouvre la serrure – il ne doit rien y avoir que la vérité entre toi et moi : – les instants sont des murs le temps est une prison moi prisonnière en présence du désert avec un désert nommé lèvres, sur mon visage ; sans les caresses de tes lèvres. Aucun remède n'a guéri la blessure des séparations dans mon cœur. Les incantations à la place de l'aile brisée n'ont donné aucune aile à l'oiseau . Avec toi nulle parole sinon la vérité ne doit couler sur ma langue seulement la vérité. Soit soit : donne-moi ta main pose-la sur mon cœur maintenant viens avec moi… Voici la chambre dont, à l'instant de ta magie, j'ai ouvert toutes les serrures de la porte et la porte pour toi. Tu es venu tu as marché d'un pas heureux tout autour de la chambre et tu t'es assis avec moi sur mon kilim en riant. Tes pas heureux et ton doux regard ont dressé la danse des arcs-en-ciel dans mon couloir et sont devenus un chemin de mon cachot jusqu'aux horizons ouverts l'un après l'autre multicolores la tête dans les bras l'un de l'autre… Cette nuit-là et après elle chaque nuit quand les ténèbres tombent sur mon désert et font de mon être une ombre tombée sur la terre de la perdition, moi chemin après chemin je viens en rampant en rampant je traverse le désert de la séparation, et en courant je marche vers toi et toi dans cette chambre à l'aube des doux rêves je te vois : je prends ton visage entre mes mains et tes lèvres je les bois d'un seul souffle… – Tu m'as fait jurer de garder la vérité sur ma langue avec toi. Alors écoute : au-dessus du mensonge de l'enfer au-dessus du mensonge de la distance, ils ont poussé et ont fleuri graine après graine tous tes baisers vrais dans le lit de mes lèvres – boutons toujours printaniers dans le lit de la tendresse – entre nous mon amour il n'y a plus rien, que ce lit sur ma poitrine nue sous le bout de tes doigts… Vois-tu les battements de mon cœur ? Le jardin de tes fleurs toujours printanières dans la chambre où tu as marché n'a pas d'automne…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

گل های همیشه بهار

Clin d’œil

در دنیایی که زبان را از آن رو به من آموختند که حقیقت را با آن پنهان کنم ، قسم ام دادی که حقیقت را بر زبان داشته باشم با تو . و نگاهت در لحظۀ بکر پیمان از ورای مرزها با نگاهم آمیخت ، سرریز شد در ژرفای چشمانم جادویم کرد ... اکنون نیرویی ژرف تر از نیروی نیرنگِ آموخته می شکافد از هم همۀ واژه های مهمل را روی این برگ در دفتر من . اکنون آن لحظۀ بِکر بر فراز دهلیز ایمان گنگ ، شورانگیز در من می جوشد و ردای کلمات ریا را در هم می پیچد - همچون طوماری درنوردیده شده - می اندازد در زباله دان میز من . جادوی تو بی ابطال ، بی ابطال می گرداند زبان قلبم را : - کلید نامریی می گشاید قفل را – چیزی نباید باشد ،جز حقیقت بین من و تو : - لحظه ها دیوارند زمان زندان است من زندانی در حضور برهوت با بیابانی با نام لب ، در صورت من ؛ بی نوازش های لب هایت . هیچ دارویی درمان نکرد زخم جدایی ها را در قلبم . وردها جای بال شکسته هیچ بالی به پرنده نبخشیدند . با تو سخنی جز حقیقت نباید جاری باشد بر زبانم تنها حقیقت . باشد باشد : بده دستت را بگذار بر قلبم حالا با من بیا ... این اتاقی ست که در لحظۀ جادوی تو باز کردم همۀ قفل های درش را و درش را بر روی تو . آمدی گام زدی خوش قدم دور تا دور اتاق و نشستی با من روی گلیم ام خندان . گام های خوشت و نگاه شیرین ات رقص رنگین کمان ها را برپا کردند در دهلیزم و راه شدند از دخمۀ من تا افق های باز پی در پی رنگارنگ سر در آغوش هم ... آن شب و پس از آن هر شب آن گاه که تاریکی ها می افتند ، بر بیابان من و از هستی من سایه ای می سازند افتاده بر زمین هلاک ، من راه به راه سینه خیز می آیم سینه خیز می گذرم از بیابان جدایی ، و دوان گام برمی دارم سمتِ تو و تو را در این اتاق در طلوع خواب های شیرین می بینم : صورت ات را میان دست هایم می گیرم و لب هایت را یک نفس می نوشم ... - قسم ام دادی که حقیقت را بر زبان داشته باشم با تو . پس بشنو : بر فراز دروغ دوزخ بر فراز دروغ دوری ، روییده اند و شکوفا شده اند دانه دانه همۀ بوسه هایت راستین در بستر لب های من - غنچه های همیشه بهار در بستر مهر – بین ما عشق من دیگر چیزی نیست ، جز این بستر روی سینۀ عریان من زیر سرانگشتانت ... می بینی تپیدن های قلبم را ؟ باغ گل های همیشه بهارت در اتاقی که در آن گام زدی ، بی پاییز است ...
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