L’Iris

Étourdis, enivrés, nous sommes dans les bras l’un de l’autre. — Jaune et violet, coulés l’un dans l’autre, dans l’espace d’une bille — le ciel, ouvert, tout ouvert, cristal laiteux. Et la terre, ouverte, tout ouverte, cristal bleu. Soudés l’un à l’autre. La bille de turquoise tourne, roule, étourdie et enivrée, sur les lignes des frontières. Du lit de pierre de la caverne au matelas chaud et moelleux ; des ventres creux et livides au nombril propre comme un chaton de diamant sur une ceinture de soie blanche... Alors où était-elle ? Où est ta frontière ? Et où est ma frontière ? Où est la fin de mes lèvres, le commencement de tes lèvres ? Où est la fin de nos langues glissantes — toujours assoiffées — dans la bouche l’un de l’autre ? Fin ou commencement ? Toujours commencement... Des mains douces et caressantes dansent sur la colonne vertébrale. Vertèbre après vertèbre, nos os, notre peau, et toutes nos veines collées ensemble sont le prolongement l’un de l’autre, sans fin... — Tes veines ont recousu la blessure de mon cœur ; et ton regard, d’épis bleus, a rempli les vallées de mon horizon desséché — où est la frontière entre l’air qui coule et l’iris ? Une tige verdoyante tourne, danse dans le ventre de l’air ; le pollen fécond se colle au sol de l’air : jaune, violet, orange. Où est la distance entre ceci et cela dans la bille arc-en-ciel ? Miracle du mélange ! Il n’y a pas de frontière, il n’y a jamais eu de frontière entre le sommet et la vallée. Nous sommes le prolongement l’un de l’autre, nous, unis l’un à l’autre. Une fleur d’iris épanouie dans le ventre de l’air. Une vague violette versée dans un corps jaune. Ton sommet ! Ma vallée ! Étourdis et enivrés dans les bras l’un de l’autre dans notre bille transparente, oh ! Mon iris...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

زنبق

Clin d’œil

گیج سرخوش در آغوش هم ایم . - زرد و بنفش ، دویده در هم ، در فضای تیله – آسمان باز باز ، بلور شیری . و زمین باز باز ، بلور آبی . جوش خورده به هم . تیلۀ فیروزه می گردد می غلتد گیج و سرخوش روی خطوط مرزها . از تختِ سنگی غار تا تشکِ خوشخوابِ گرم ؛ از شکم های کبود خالی تا نافِ تمیز همچون نگین الماس بر کمربند حریر سفید ... پس کجا بود ؟ کجاست مرز تو ؟ و کجاست مرز من ؟ کجاست پایان لب های من آغاز لب های تو ؟ کجاست پایان زبان های لغزنده ما - همیشه تشنه – در کام یکدیگر ؟ پایان یا آغاز ؟ همیشه آغاز ... دست های نوازشگر نرم می رقصند بر ستون فقرات . مُهره به مُهره ، استخوان هایمان پوستمان و تمام رگ هایمان چسبیده به هم امتداد یکدیگرند بی پایان ... - رگ هایت دوخته اند زخم قلبم را ؛ و نگاهت با سنبله های آبی پُر کرده اند درّه های افق خشکم را – کجاست مرز میان هوای جاری و زنبق ؟ ساقۀ سرسبزی ، می گردد می رقصد در بطن هوا ؛ گردۀ باروری می چسبد به زمین هوا : زرد بنفش نارنجی کجاست فاصلۀ این و آن در تیلۀ رنگین کمان ؟ معجزۀ آمیزش ! مرزی نیست هرگز نبوده مرزی میان قلّه و دره . امتداد هم ایم ما پیوسته به هم . گل زنبق شکفته در بطن هوا . موج بنفشی ریخته در تن زرد . قلۀ تو ! درّۀ من ! گیج و سرخوش در آغوش هم در تیلۀ شفاف مان وای ! زنبق من ...
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