Un autre jardin

Les souffles du pêcher enroulés dans l’air invisible me prennent dans leur étreinte. Je viens vers ton jardin. Je franchis la haie. Les lumières jaunes de l’après-midi jouent sur mes cils, sur les feuilles. La sève de la plante de ton jardin a bouillonné, s’est amassée sur l’écorce : une gomme bronzée, luisante au soleil, bonbon coloré ! — Je prends la gomme, je la tire vers moi, elle s’étire, se colle au bout de mes doigts comme un bouillonnement de sève du fond de mon corps, ma sève. Captivée par ses merveilles colorées je presse la sève sur mes lèvres, je la fais rouler de la langue et du palais, en jouant, et je la suce dans ma bouche brûlante ; ton bonbon de pêche. Sous l’ombrelle du ciel, le ciel bleu, au bord du ruisseau, sur la terre d’un jardin que tu as fait naître, sous l’éclat du soleil de l’amour, sans gardien, sans serrure, ouvert pour moi nuit et jour : derrière les haies de mes paupières salées, dans tous mes rêves…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

باغ دیگر

Champ de blé

نفس های درخت هلو پیچیده در هوای نامرئی در برم می گیرد . می آیم سمت باغت . از پرچین می گذرم . نورهای زرد بعد از ظهر بازیگرند روی مژه هایم روی برگها . شهد گیاه باغت غلیان کرده ، جمع شده روی پوست صمغ برنزه ، براق ، در آفتاب آب نبات رنگی ! ـ صمغ را می گیرم ، می کشانم به سمت خودم ، کش می آید ، می چسبد به سرانگشتانم مثل غلیان شهدی از درون تن من ، شهد من . جذب شده در شگفتی های رنگین اش می فشارم شهد را بر لب هایم می گردانم با زبان و کام ام بازی کنان و مکنده آن را در دهان داغم ؛ آب نبات هلوی تو را . زیر چتر آسمان ، آسمان آبی ، در کنار نهر آب بر زمین باغی که تو آن را بر پا کردی در تابش خورشید مهر بی نگهبان ، بی قفل ، باز به رویم شب و روز : پشت پرچین های پلک های شورم در همه ی رؤیاهایم ...
Poème au hasard