Spectateur ?

Ni salé, ni doux, ni acide, ni amer, ni sec, ni humide, ni désaltérant et limpide comme l’eau. Tu n’étais pas cela ! Tu n’étais pas comme la vague froide du regard d’un touriste sur les édifices et les briques d’une ville oubliée. Tu n’étais pas comme une plume de moineau apportée par le vent, qui fait un tour dans la petite cour et s’en va. Brûlants : tes souffles. Rapides : tes battements. Les pulsations de ton pouls ont filé de l’écheveau emmêlé et muet de la rencontre un fil d’union de cœur à cœur. Dans les coins les plus reculés, les plus sombres de ma ville la saumure de tes larmes limpides coulait sur mon bouton de fièvre. Dans les ruelles les plus lointaines de ma ville ton doux sourire se mêlait à mes lèvres. À chaque goutte, à chaque sourire, tu as chassé les rideaux des frontières, tu as pris racine en moi, profond et plus profond tu as jailli en moi… Les rossignols viennent à chaque lever du jour sur la plus haute branche tendre du bigaradier ils se posent, ouvrent la coquille de leur bec fin, soudain chantent, chantent l’être tout entier. Une cascade roulante de perles, un trille magique se répand sur ma tête et mes épaules, petites et grandes, perle après perle elles pendent à mon oreille. J’erre dans la ville illuminée. Une ville qui, lentement, lentement — c’était toi — à sa froideur tu t’es mêlé. Une ville que lentement, lentement — c’était toi — tu as éloignée du silence. Ni amer, ni doux, ni acide, ni rien ! Tu n’étais pas « autre », ainsi ; tu n’étais pas comme un brin de paille qui passe sur toute chose — sans racine dans les cœurs — jouet du vent…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

تماشاگر ؟

Champ de blé

نه شور ، نه شیرین ، نه ترش ، نه تلخ ، نه خشک ، نه تر ، نه گوارا و زلال ، مانند آب . این نبودی ! نبودی همچون موج سرد نگاه گردشگر بر بناها و آجرهای شهر فراموش شده . نبودی همچون پر گنجشکی باد آورده گشت زده در حیاط کوچک و رفته . داغ : نفس های تو . تند : تپش های تو . ضربان نبض ات ریسیدند از کلاف پیچیده و گنگ دیدار رشته ی پیوندی را از قلب به قلب . در پرت ترین ، تاریک ترین ،گوشه های شهرم شورابه ی اشک زلالت می ریخت ، بر تبخالم . دردورترین کوچه های شهرم لبخند شیرینت می آمیخت با لب هایم . با هر قطره با هر لبخند پرده های مرز ها را تاراندی ریشه کردی در من ژرف و ژرف تر در من جوشیدی ... بلبلان می آیند در طلوع هر روز روی بالاترین سا قه ی نرم نارنج فرود می آیند باز کرده صدف منقار نازک را ناگهان می خوانند می خوانند همه ی هستی را . آبشار غلتان درّ چهچه ی جادویی بر سر و دوش من می ریزد ریز و درشت دردانه دردانه بر گوشم می آویزند . می گردم در چراغانی شهر . شهری که آرام آرام - این تو بودی - که با سردی او آمیختی . شهری که آرام آرام - این تو بودی - که دورش کردی از خاموشی . نه تلخ ، نه شیرین ، نه ترش ، نه هیچ ! "دیگر" نبودی ، این سان ؛ نبودی همچون پر کاهی گذران از هر چیز ـ بی ریشه درقلب ها ـ بازیچه ی باد ...
Poème au hasard