Flamme nue

Tu étais si présent devant mes yeux — où que je sois — qu’enfin j’ai cru j’ai cru au miracle de ton existence dans la pousse intempestive d’une feuille dans l’hiver froid. J’ai cru au miracle de ton existence dans le rire léger d’un nouveau-né devant l’ombre du voilage sur le mur. J’ai cru au miracle de ton existence dans chaque flamme : chaque flamme brûlante et intrépide qui s’élève nue — du dedans de la cire froide ou du bois sec — qui s’élève et ta présence par de vives étincelles de lumière proclame au loin au loin… en tout temps, en tout temps, — ainsi au-dessus du temps et du lieu — devenu vert tu ris tu t’élèves devant mes yeux : tu me serres dans le cercle de tes bras contre ton cœur, et le monde — ô amour profond — ô amour profond — tu le rends bienveillant…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

شعله ی برهنه

Champ de blé

آن قدر حاضر بودی پیش چشمم ـ هر کجا که بودم ـ که سرانجام ایمان آوردم ایمان آوردم به معجزه ی بودن تو در رویش بی وقت برگ در زمستان سرد . ایمان آوردم به معجزه ی بودن تو در خنده ی محو نوزاد به سایه ی تور پرده روی دیوار . ایمان آوردم به معجزه ی بودن تو در هر شعله : هر شعله ی داغ بی پروا که برهنه بالا می گیرد ـ از درون موم سرد یا چوب خشک ـ بالا می گیرد و حضور تو را با شراره های تند نور اعلام می دارد تا دور دست تا دور دست ... در هر زمان ، در هر زمان ، ـ این گونه بر فراز زمان و مکان ـ سبز شده می خندی بالا می گیری پیش چشمم : می فشاری مرا در حلقه ی بازو هایت بر قلبت ، و جهان را ـ ای عشق ژرف ـ ای عشق ژرف ـ مهربان می سازی ...
Poème au hasard