Mes jours

Non ! moi je ne mange pas de clous et je ne cours pas non plus pieds nus sur des éclats de verre tranchants. Moi j’ai faim et je pleure au bruit d’une bombe qui explose et mes cheveux du haut d’aucune muraille de forteresse - par aucune ruse - n’atteindront la main de Zal. La table de mes jours est toujours dressée avec le glouglou du grand samovar près du pain frais elle s’étire près des marmites et des flammes près des peines dures près des joies simples comme la peine des devoirs inachevés des enfants la peine de laver la cour, la peine du châle à moitié tricoté la peine du chemin jusqu’au magasin pour le pain, les clous et la teinture. Et la joie de la soupe chaude à midi la joie des nouveaux rideaux de tulle la joie d’un nouveau cadre photo et la joie d’effacer l’ennui aux cheveux blancs. La table du jour je la range au couchant et quand vient la nuit je défais de nouveau l’écheveau et de nouveau pour l’amour des enfants un rang nouveau une couleur nouvelle un motif nouveau - sans éclats de verre - je les ajoute au châle inachevé. Non ! moi je ne mange pas de clous ! Et à l’idée d’entendre le bruit d’une balle je pleure ...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

روزهای من

Corbeau vole

نه ! من میخ نمی خورم و پا برهنه روی خرده شیشه های تیز هم نمی دوم . من گرسنه می شوم و از صدای انفجار بمب گریه می کنم و گیسوانم از سر ِ حصار هیچ دژ - به هیچ حیله ای - به دست ِ زال هم نمی رسد . بساطِ روزهای من همیشه با غلغل سماور بزرگ پیش نان تازه پهن می شود کشیده می شود کنارِ دیگ ها و شعله ها کنارِ رنج های سخت کنارِ شوق های ساده مثل رنج مشق های ناتمام بچه ها رنج شستن حیاط ، رنج شال نیمه کاره رنج راه تا فروشگاه نان و میخ و رنگِ مو . و شوق آش داغ ظهر شوق پرده های تور تازه شوق قاب عکس نو و شوق محو کردن کسالت سر سفید . بساط روز را غروب جمع می کنم و شب که می شود کلاف را دوباره باز می کنم و باز به عشق بچه ها ردیفِ تازه رنگِ تازه نقش تازه را - بدون شیشه خرده - اضافه می کنم به شال ناتمام . نه ! من میخ نمی خورم ! و از تصورِ شنیدن صدای تیر گریه می کنم ...
Poème au hasard