Le Système

Il tourne en moi à chaque instant plus lumineux que l’instant d’avant. C’est un rayon de lumière qui fend l’impasse obscure de mon couloir et comme un papillon de nuit ensorcelé m’entraîne à sa suite. Collé à moi il y a un cordon ombilical qui fait circuler les particules d’air dans mes petites bronches. Des particules de l’air d’une autre planète tournent sous cette coque dure et sombre. Une amande tendre et douce dort derrière la clôture du noyau d’abricot. Dans la chambre de mon crâne une fillette aux cheveux en désordre et aux deux yeux mouillés de sommeil obstinément casse dans un mortier de gros noyaux durs. Un champ de gravité obstinément appelle à lui les particules de mon âme et me pousse sur l’orbite d’un soleil qui enveloppe mon corps et ne le brûle pas. C’est un ciel où des nuages nus portent une couronne de fleurs de feu sur leurs cheveux d’argent et baignent dans l’étreinte du bleu pur. Loin, loin derrière mes tympans il y a un escargot d’où jaillit une source qui tourne en moi. Avec le bord du châle bleu sombre qui couvre mes cheveux je ferme mes oreilles aux bruits confus de la rue et j’entends le bruit de l’eau de l’escargot qui se déverse dans mes os secs - avec deux ailes de coquillage marin ... Sans paroles : c’est le gazouillis d’un chant dans la gorge de l’oiseau au lever du jour. Sans paroles : c’est le murmure d’une prairie brûlée à l’oreille de la pluie. Jamais ! Jamais ! L’allégorie d’un train qui, selon un plan arrêté d’avance, sur des rails immuables fonce vers la collision avec une falaise de pierre, ne prouvera aucun principe. Les mains de la lumière obstinément tournent mon visage vers le ciel je vois tes colombes qui se sont posées et en ce moment même sur mes lèvres ouvertes cueillent les grosses gouttes de pluie ... 26/5/1381

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

منظومه

La Clé

در من می گردد هر لحظه از لحظهء پیشین روشن تر. این شعاع نوری ست که بن بستِ تاریکِ دالان ام را می شکافد و مرا همچون شب پرهء سِِحر شده می کِشانَد دنبال خود. چسبیده به من بندِ نافی ست که ذراتِ هوا را در نایژه های کوچکِ من می چرخاند. ذراتِ هوای یک سیارهء دیگر می گردند زیر این پوستهء سختِ تیره. دانهء تُردِ شیرینی خوابیده پشتِ حصار هستهء زردآلو. در اتاق جمجمه ام دخترکی با موهای آشفته و دو چشم تر خواب آلود با سماجت در یک هاوَن هسته های درشتِ سخت را می شکند. میدان جاذبه ای ذره های روح مرا با سماجت به درون خود می خواند و مرا در مدار خورشیدی می راند که تن ام را در بر می گیرد و نمی سوزاند. آسمانی ست که در آن ابرهای عریان تاج گلی از آتش روی موهای نقره ای خود دارند و در آغوش آبی محض غوطه ورند. پشتِ پشتِ پرده های گوش ام حلزونی ست که از او چشمه ای می جوشد در من می گردد. با حاشیهء شال کبودی که موهایم را پوشانده گوش هایم را بر روی صداهای مغشوش خیابان می بندم و صدای آبِ حلزونی را می شنوم که فرو می ریزد به درون استخوان های خشکِ من - با دو بال صدفِ دریایی ... بی حرف: غلغل آوازی ست در گلوی پرنده هنگام طلوع. بی حرف: نجوای چمن زار سوخته ای ست زیر گوش باران. هرگز ! هرگز ! تمثیل قطاری که با نقشهء قبلی روی ریل های بی تغییر به سمتِ تصادف با صخرهء سنگی پیش می تازد، هیچ اصلی را اثبات نخواهد کرد. دست های نور با سماجت صورت ام را به سمتِ آسمان می گیرند من کبوترهای تو را می بینم که فرود آمده اند و هم اکنون از لب های باز من قطره های درشتِ باران را می چینند ... 26/5/1381
Poème au hasard