Le chant de la source (2)

Il pleut. Après toutes les sécheresses comme si mes yeux n’avaient jamais des jours et des jours cueilli les épines de la terre sèche. Comme si sur cette terre mes bourgeons n’avaient jamais manqué d’éclore. Il pleut. Doucement, paisiblement la pluie coule sur mon visage. Chaque goutte, chaque goutte plus belle qu’une perle tombe sur ma paupière roule sur ma gorge. Je bois les gouttes du temps présent de ma langue sèche de toute ma bouche et l’air nouveau humide et doux je l’avale jusqu’au fond de mes bronches sèches. Les jours passés sont partis pour toujours. Une vague fraîche et douce parcourt la terre. Elle me prend dans ses bras. Comme si c’était l’air de milliers et de milliers de jardins comme si c’était l’air de milliers et de milliers de prairies comme si l’air de milliers de fontaines et de milliers de pousses par les fentes de milliers de rochers avait surgi dans la terre et en moi elles circulent. Avec des milliers et des milliers de rêves. Avec des milliers de haft-sin dressés sur des milliers de nappes dans des milliers de maisons. Comme si c’était Norouz. Ce point du commencement nouveau sur la ligne du temps sur le chemin de l’avenir. Le point de mon commencement avec ta présence en moi dans les feuillets de milliers de calendriers. Dans les feuillets de milliers de calendriers je me suis rapprochée de toi. Plus proche qu’ hier. L’immense vague du rêve s’épanouit en moi déployée déployée tout entière elle m’enveloppe toute. Les épines desséchées ont quitté ma terre sont parties pour toujours : toi — mon amour — tu t’es approché…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

آهنگ چشمه (2)

Lucarne

باران می بارد . بعد از همه ی خشکی ها انگار نه انگار که چشمان من روز ها و روزها خارهای زمین خشک را می چیدند . انگار نه انگار که روی این خاک غنچه هایم هرگز نشکفتند . باران می بارد . نرم و آرام بر صورت من می ریزد . هر قطره هر قطره زیباتر از مروارید بر پلکم می افتد بر گلویم می غلتد . می نوشم قطره های زمان اکنون را با زبان خشکم با تمام دهانم و هوای نو را مرطوب و نرم تا اعماق نایژه های خشکم می بلعم . روز های رفته برای همیشه رفته اند . موج شاداب نرم روی زمین می گردد . در برم می گیرد . انگار هوای هزاران و هزاران باغ است انگار هوای هزاران و هزاران سبزه ست انگار هوای هزاران فواره و هزاران رویش از شکاف هزاران صخره سر بر آورده اند در زمین و در من می گردند . با هزاران و هزاران رویا . با هزاران هفت سین گسترده بر هزاران سفره در هزاران خانه . انگار این نوروز است . این نقطه ی آغاز نو روی خط زمان در مسیر آینده . نقطه ی آغاز من با حضور تو در من در ورق های هزاران تقویم . در ورق های هزاران تقویم به تو نزدیک شدم . نزدیک تر از دیروز . موج عظیم رویا در من می شکفد گسترده گسترده به تمامی تمام مرا در بر می گیرد . تیغ های خشکیده از زمینم رفته اند برای همیشه رفته اند : تو ـ عشق من ـ نزدیک شدی ...
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