Peur du scandale
N’aurait-il pas mieux valu ouvrir la porte
— mon amour —
et me donner refuge ?
J’aurais mis ta table.
Avec des œufs au plat et des tomates.
Avec du pain et du fromage.
La soupe à l’oignon
je l’aurais faite pour toi
dans les hivers froids et pluvieux.
J’aurais décroché les rideaux de ton bureau
je les aurais lavés.
J’aurais nettoyé la vitre de la fenêtre
j’aurais apporté le ciel
sans tache ni poussière
à ton horizon.
Je serais restée avec toi
avec le bruit de ta respiration.
Et j’aurais entendu le bruit des pages de ton livre ouvert
et je t’aurais vu
de près
de près
à l’heure de ta sieste,
sous le toit de cet amour.
Sous le toit dont tu craignais
tu craignais
qu’il ne s’effondre sur nos têtes
sous les coups répétés du jour répété
avec le scandale.
Tu t’es éloigné, tu t’es éloigné
tu as fermé la porte
et tu n’as pas vu
assise sur le seuil de ta maison
— des jours et des nuits et des jours et des nuits —
montrée du doigt par les gens :
— une femme vêtue de rouge dans la ville
folle de toi…
Traduction automatique du persan
Texte original (persan)
ترس از رسوایی
Lucarne
بهتر نبود باز می کردی در را
ـ عشق من ـ
و پناهم می دادی ؟
سفره ات را می چیدم .
با نیمرو و گوجه .
با نان و پنیر .
سوپ پیاز
من برایت می پختم
در زمستان های سرد و بارانی .
پرده های اتاق کارت را می کندم
می شستم .
شیشه ی پنجره را پاک می کردم
آسمان را می آوردم
بی لک و غبار
در افق ات .
با تو می ماندم
با صدای نفس های تو .
و صدای ورق های کتاب بازت را می شنیدم
و تو را می دیدم
از نزدیک
از نزدیک
وقت خواب بعد از ظهرت ،
زیر سقف این عشق .
زیر سقفی که تو می ترسیدی
می ترسیدی
ریزش کند بر سرمان
با ضربات تکراری روز تکراری
با رسوایی .
دور شدی ، دور شدی
بستی در را
و ندیدی
نشسته بر درگاه خانه ی تو
ـ روز ها و شب ها و روز ها و شب ها ـ
انگشت نمای مردم :
ـ سرخ پوشی در شهر
دیوانه ی تو ...