Dans l’air froid

Viens, serrons-nous l’un contre l’autre avec nos corps bleuis et tremblants. Serrons-nous si fort que nous ne sentions que la chaleur du sang brûlant l’un de l’autre, qui coule de nouveau sous notre peau et s’embrase de nouveau comme deux boutons rouges de feu sur nos lèvres. Serrons-nous si fort l’un contre l’autre que nous voyions, voyions toutes les stalactites de glace derrière la fenêtre de nos yeux froids tomber goutte à goutte, dansantes et limpides sur notre joue : ainsi, fortement, visage contre visage, collés l’un à l’autre. Il n’y a pas de lieu, il n’y a jamais eu de lieu, au-dehors, le monde a toujours été le froid glacial de l’enfer. Il n’y a pas de lieu ! Les cadres du paradis sont tombés à terre et les feuilles mensongères se sont effondrées. Il n’y avait aucun paradis sinon le paradis de notre étreinte. Viens, de la tête aux pieds moi, je suis étreinte : assoiffée de ton corps. Viens, pour que te réchauffent mes baisers brûlants sur le sillon de tes larmes sanglantes ; mes baisers tremblants sur le froncement de tes sourcils. Hors de nous était le froid glacial de l’enfer ; et le paradis n’était nulle part sinon dans cet éclat de larme au coin de notre paupière, dans le lit de l’amour, comme le lever du soleil : pas à pas, avec tous nos atomes solaires, nous nous mêlons l’un à l’autre. Et dans cette flamme pure nous fondons les barbelés amers, les frontières viles, les cadres du paradis sanglant et le masque mensonger des séparations. Nulle part il n’y a de lieu. Viens, pour que nous naissions à l’instant de l’extase, à l’instant de l’extase, quand nous bouillonnons l’un dans l’autre comme deux fleurs de feu rouge, et que nous brûlons le froid glacial de l’enfer dans tout le cœur l’un de l’autre...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

در هوای سرد

L’Année de l’iris

بیا ، تا بچسبیم به هم با بدن های کبود لرزان مان . آنقدر بچسبیم که فقط گرمای خون داغ همدیگر را احساس کنیم ، که دواره جریان می یابد زیر پوستمان و دوباره گر می گیرد مثل دو غنچۀ سرخ آتش روی لب هایمان . آنقد بچسبیم به هم که ببینیم ببینیم همۀ قندیل ها ، پُشت پنجرۀ چشمان سردمان قطره قطره فرو می ریزند رقص کنان و زلال بر گونه مان : اینگونه سخت ، صورت به صورت چسبیده به هم . جایی نیست جایی نبوده هرگز بیرون جهان ، همواره ، زمهریر دوزخ بوده . جایی نیست ! قاب های بهشت به زمین افتاده اند و فرو ریخته اند برگ های دروغین . هیچ بهشتی در کار نبود جز بهشتِ همآغوشی مان . بیا ، سر تا پا من آغوشم : تشنۀ پیکر تو . بیا ، تا تو را گرم کنند بوسه های داغم بر شیار اشک های خونین ات ؛ بوسه های لرزانم بر شکنج ابروهایت . بیرون از ما ، زمهریر دوزخ بود ؛ و بهشت ، جایی نبود جز در این برق اشک کنج پلکِ ما در بستر عشق ، همچون طلوع خورشید : گام به گام با همۀ ذرّات خورشیدی مان می آمیزیم با یک دیگر . و در این شعلۀ ناب ، می ریزیم سیم های خاردار تلخ را مرزهای پست را قاب های بهشتِ خونین را و نقاب دروغین جدایی ها را . هیچ کجا ، جایی نیست. بیا تا متولد بشویم در لحظۀ اوج در لحظۀ اوج آنگاه که در یک دیگر می جوشیم مثل دو گل آتش سرخ ، و می سوزانیم زمهریر دوزخ را در تمام قلبِ هم ...
Poème au hasard