Promenade en montagne
Nous sommes brûlants sous notre peau,
sous cette chemise.
Brûlants, brûlants de la circulation du vif fard rouge
dans toutes nos veines.
La morsure de l’air du dehors se brise
dans l’air de nos corps :
feu dans le feu
dans notre étreinte,
avec le désir de l’amour...
Il n’y a pas d’extinction, il n’y a pas d’oubli.
Feu dans le feu, il reste embrasé.
Notre cendre d’hier est devenue le lit de la flamme d’aujourd’hui.
Dans l’air du couchant,
en dansant, s’élèvent dans l’air
les étincelles de nos braises rosées.
Visible de loin,
brûlant de près,
ce lit de terre sur le chemin de la montagne,
ce point lumineux :
la fin du sortilège,
notre commencement,
mon commencement...
Quel était mon nom ?
Ou quelle forme avais-je ?
Étais-je une épine sur le chemin ?
Ou un pin dans un verger ?
Quelles ambitions faisais-je cuire dans la marmite de ma tête ?
Conquérir le monde,
et amener le monde, les mains liées, à genoux
devant ma cour ?
Là où il n’y avait rien qu’un édifice pourri,
peint de formes livides
et de lettres inquiétantes ?
Un entrepôt au plâtre tombé
et au plafond gonflé.
Un entrepôt sur la porte duquel
j’avais écrit le nom de Cour,
croyant devenir une « Cour ».
Quel était mon nom ?
Libre ou esclave ?
Sous le nom de Libre, j’étais esclave,
liée par la dure chaîne des mots,
sans yeux ni oreilles, jouet d’une poignée de sentences,
d’une poignée de chimères,
dans la prison obscure de l’esprit,
sans circulation de sang dans les veines,
de sang-froid,
de sang-froid
dans chaque effusion de sang,
comme captive d’un sortilège
et morte...
Tu t’es approché de ma « morte »,
je suis devenue brûlante sous cette chemise,
du passage de tes lèvres sur ma peau,
de la circulation du vif fard rouge
dans mes veines.
Je suis devenue brûlante,
brûlante, brûlante,
et les anneaux de la chaîne ont fondu
comme dans mon cœur,
dans le feu vif du désir,
dans l’étreinte de l’amour.
Il n’y a pas d’extinction,
il n’y a pas d’oubli.
Regarde dans mes yeux !
Mes pupilles sombres boivent tout entier ton regard.
Passe ta main sur ma peau,
les chambres froides de mon corps
embrassent ta chaleur.
Maintenant je te prends
de toute mon étreinte
dans le lit doux et brûlant de la cendre,
regarde les braises vermillon qui
s’élèvent en dansant dans l’air...
Traduction automatique du persan
Texte original (persan)
گردش در کوهسار
L’Année de l’iris
داغیم ، زیر پوستمان
زیر این پیراهن .
داغ داغیم از گردش سرخابِ تند
در همۀ رگ هایمان .
سوز هوای بیرون ، می شکند
در هوای بدن های ما :
آتش در آتش
در همآغوشی ما
با شهوت عشق ...
خاموشی نیست ، فراموشی نیست .
آتش در آتش ، شعله ور می ماند .
خاکستر دیروز ما ، بستر شعلۀ امروز شده است .
در فضای غروب ،
رقص کنان به هوا برمی خیزند ،
فشفشه های تراشه های گلگون ما
پیداست از دوردست
داغ است از نزدیک
این بستر خاک در مسیر کوهسار
این نقطۀ روشن :
پایان طلسم
آغاز ما
آغاز من ...
نامم چه بود ؟
یا چه شکلی داشتم ؟
خاری بودم بر سر راه ؟
یا درختِ کاجی در بُستان
چه سوداهایی در دیگ سرم می پختم ؟
تسخیر جهان
و جهان را دست بسته به زانو آوردن
در درگاهم ؟
جایی که چیزی نبود جز بنای پوسیده ،
منقش به اشکال کبود
و حروف وهم انگیز ؟
یک انبار با گچ های ریخته
و سقف طبله شده .
انباری که روی در آن
نام درگاه ، نوشته بودم
به خیال " درگاه " شدن .
نامم چه بود ؟
آزاده یا بنده ؟
با نام آزاده ، بنده بودم
بسته با زنجیر سختِ کلمات
بی چشم و گوش ، بازیچۀ مُشتی احکام
مُشتی اوهام
در زندان تاریک ذهن
بی گردش خون در رگ ها
خونسرد
خونسرد
در هر خونریزی
انگار اسیر طلسم
و مُرده ...
نزدیک شدی به " مُردۀ " من
داغ شدم زیر این پیراهن ،
از گردش لب های تو روی پوستم
از گردش سرخابِ تند
در رگ هایم .
داغ شدم
داغ داغ
و ذوب شدند حلقه های زنجیر
انگار در قلبِ من
در آتش تند شهوت
در همآغوشی عشق
خاموشی نیست
فراموشی نیست .
بنگر در چشمانم !
به تمامی نگاهِ تو را ، مردمک های تاریک من می نوشند .
دست بکش بر پوستم
گرمای تو را ، حجره های سرد تن من
می بوسند .
اکنون تو را در بر می گیرم
با تمام آغوشم
در بستر نرم و داغ خاکستر ،
بنگر به تراشه های شنگرفی که
رقص کنان به هوا بر می خیزند ...