Femme en voile intégral sous l’averse

Jusqu’à quand ? Je suis lasse de combattre. Combattre le passé, l’avenir, le présent. Combattre pour toujours ? Seulement pour hisser le drapeau dérisoire de la « conquête » sur d’étroits domaines privés ? ou publics ? - cellule, cellule, solitude ! armés d’armes d’autodéfense, du sabre et du coutelas jusqu’à la bombe atomique ! et armés de terreur ! terreur de dormir, terreur de s’éveiller, terreur de boire ou de manger, terreur de voir l’ennemi dans un poème, dans un pétale, dans une goutte de rosée, dans un poète, dans la clarté de la lune, derrière chaque arbre, L’ennemi ! L’ennemi ! voir pour toujours des ennemis ! être pour toujours l’ennemi ! et finalement, à quoi bon ? Je suis lasse de devenir pierre de devenir muette - sans mots, sans chanson, sans danse - aux pieds d’un dieu sans amour sans indulgence ; aux pieds d’un dieu furieux, querelleur, courroucé, pour toujours courroucé ! Je suis lasse du dieu difficile de ce courroux. Mon amour ! Mon amour ! Rien n’est plus facile que de se comprendre l’un l’autre : l’autre ! Entre en moi avec le rayon d’une lampe allumée, chaleureux et souriant, derrière ce brouillard : éloigne-moi de toutes les difficultés. Laisse le « temps » - sous ce manteau noir - avoir un sens pour toi et moi. Entre en moi en réconciliation avec toutes les secondes qui restent avec chaque grain de sable, chaque feuille de laurier-rose ; en réconciliation avec l’averse même cette averse dont les aiguilles froides - par mégarde ! - ont engourdi mes mains et les ont bleuies ! si bleues. Parle-moi ! « Demain » sera-t-il un étang avec la scène d’une feuille qui tremble, dans l’obscurité ? ou sera-t-il comme un envol blanc dans des espaces lumineux et ravissants ? lointain et proche. Derrière chaque voile, sous chaque forme même les plus infimes particules de mon système te veulent avec mon lendemain avec tous les lendemains. Mes mains sont engourdies. Viens ! Je me suis rendue à l’appel de mon cœur : mon amour ! Cette nuit-là qu’était-ce ? D’où est venue cette obscurité entre toi et moi ? - comme le voile d’un épais nuage sur le visage de la lune - et le monstre de la séparation, où se cachait-il ? Mon amour ! nos corps combleront la distance. Chaque pas chaque instant chaque sourire chaque mot peut être un pont entre toi et moi. Traverse et traverse et traverse et passe ta main sur la vallée la plus profonde du corps de la terre et écoute les mélodies de l’âme de la terre notre terre, notre terre, notre terre ; Approche ! de terre à terre ! de corps à corps, franchis les distances et viens jusqu’au fond du grain de terre dans mes bras, jusqu’à mes pleurs avec tes pleurs jusqu’à mon rire né de ton rire. Les pierres est-ce qu’elles versent des larmes ensemble ? Les pierres est-ce qu’elles rient ensemble ? Et quelle chose donc sur toute cette planète prend tes mains - dans le sommeil et la veille - entre ses mains tremble, brûlante d’amour pour toi, verse des larmes verse des larmes et mille fois mille fois goutte à goutte la beauté de tes yeux ton nom et ton regard sur la poitrine de l’existence les suspend ? Approche ! Franchis les distances de ton corps jusqu’au fond de mon corps : avec le tremblement avec les pleurs avec le rire avec le pardon avec la prière ; alors tu verras que je n’étais pas seulement un « corps » - comme une pierre brisée, sous les pieds de chaque passant, de chaque pluie, de chaque coup de courroux - de même que toi tu n’étais pas seulement un « corps » jamais seulement ! Rien n’est plus facile que de se comprendre l’un l’autre, comme une illumination du cœur du « temps » dans le cœur du « soi » Je tremble ! Mes mains sont devenues brûlantes ; brûlantes de froid ? Qu’est-ce que c’est ? Dis-le ! ce voile ? cette obscurité, encore là ce soir, entre toi et moi ? Parle-moi ! mot à mot déchire de tes ongles le voile des ténèbres et dis : de quelle couleur sont tes yeux ce soir ? Dis-le ! de quelle couleur suis-je dans tes yeux ? - la couleur d’un rien ? émiettée ? sans valeur ? en morceaux ? plus inutile que le mouchoir qui est maintenant dans mon poing ? Dis-le ! de quelle couleur est ton ciel ce soir ? le ciel dont tu parlais, a-t-il été mis en pièces ? Et l’horizon ? cet horizon lointain et éclatant, s’est-il maintenant effacé tes yeux de gazelle sont-ils maintenant sans couleur ? sans message ? deux trous froids et vides ? et un rien - C’est impossible ! C’est un mensonge qu’ils ont fait pousser dans la terre du courroux ils l’ont psalmodié et psalmodié à mon oreille Parle-moi, mon amour. Elle est vaine cette séparation, cette cellule, cellule, solitude : cette obscurité entre nous ; cette obscurité amère qui m’a projetée au point le plus froid de l’enfer, - l’éloignement ! Le « temps » passe, la seule chance de notre amour est en train de passer et la courte chance de fleurir au jardin. Dis-le ! de quelle couleur sont tes rêves ce soir ? Particule par particule, tout mon cœur veut avoir la couleur de ton rêve tout mon cœur comme une chose qui prend la couleur de ton rêve : ta bien-aimée. « Soi » ou « autre » ? Rien n’est plus facile que de se comprendre l’un l’autre. Traverse, entre en moi par-dessus toutes les frontières de la terre par-dessus aujourd’hui, approche, plus près que le bruit de l’averse, sur le tambour des ongles. Mon amour rien n’est plus facile que de se comprendre l’un l’autre : mot à mot, entre en moi, dans la terre de la paix éternelle sans défaite sans victoire - sans combat. Nue j’ai pleuré dans tes bras dans ton lit sur ta poitrine. Je t’ai parlé pendant toutes ces nuits pendant tous ces jours pendant toutes tes séparations avec tous mes poèmes dits ou non dits ; « sans dieu, sans religion, sans rite, sans doctrine », je me suis jointe à l’appel de mon cœur : mon amour ! Je me suis jointe au désir brûlant, caresse à caresse corps à corps amour à amour : et à toi loin de toute contrainte loin de tout courroux sans cellules. Dans mes yeux sous ma peau tu étais quelque chose ; quelque chose de plus que le mouchoir blanc dans ma main : dans la main d’une femme prisonnière du maghnaeh et du manteau noir au crépuscule boueux de la ville sous l’averse à ta recherche ...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

زن با حجاب کامل در رگبار

Nocturne

تا کِی ؟ خسته شدم از جنگیدن . جنگیدن با گذشته ، با آینده ، با اکنون . تا ابد جنگیدن ؟ تنها برای برافراشتن پرچم مضحک "فتح" برفراز قلمروهای تنگ خصوصی ؟ یا عمومی ؟ - حجره ، حجره ، تنهایی ! مجهز به سلاح دفاع شخصی ، از شمشیر و قمه تا بمب اتم ! و مجهز به وحشت ! وحشت از خوابیدن ، وحشت از بیدار شدن ، وحشت از نوشیدن یا خوردن ، وحشت از دیدن دشمن در یک شعر ، در برگ گل ، در قطره شبنم ، در شاعر ، در نور ماه ، پشت هر درخت ، دشمن ! دشمن ! تا ابد دشمن دیدن ! تا ابد دشمن بودن ! و سرانجام ، که چه ؟ خسته ام از سنگ شدن گنگ شدن - بی واژه ، بی ترانه ، بی رقص – در پای خدای بی مهر بی اغماض ؛ در پای خدای خشمگین ، عربده جو ، قهر آلود ، تا ابد قهر آلود ! خسته شدم از خدای دشوار از این قهر . عشق من ! عشق من ! هیچ چیز آسان تر از فهم یک دیگر نیست : دیگر ! به درونم بیا با شعاع چراغ روشن ، گرم و خندان ، پشت این مِه : دورم کُن از همه دشواری ها . بگذار "زمان" - زیر این روپوش سیاه – یک مفهوم داشته باشد برای من و تو . به درونم بیا به آشتی با همه ثانیه های باقیمانده با هر دانه شن ، هر برگ خرزهره ؛ به آشتی با رگبار حتی این رگبار که سوزن های سرد او - از روی سهو !- دست هایم را بی حس کرده اند و کبود ! این طور کبود . با من حرف بزن ! "فردا" آیا آبگیری خواهد بود با صحنه لرزیدن یک برگ ، در تاریکی ؟ یا همچون پرواز سفیدی خواهد بود در فضاهای دل انگیز درخشان ؟ دور و نزدیک . با هر پرده ، در هر شکلی حتی ریز ترین ذره های منظومه من تو را می خواهند با فردای من با همه فرداها . دست هایم بی حس شده اند . بیا ! من تسلیم شدم به ندای قلبم : عشق من ! آن شب چه بود ؟ آن تاریکی در میان من وتو از کجا پیدا شد ؟ - مثل روبنده ابر ضخیمی روی صورت ماه – و هیولای جدایی ، کجا پنهان بود ؟ عشق من ! جسم ما ، فاصله را پُر خواهد کرد . هرگام هر لحظه هر لبخند هر واژه می تواند پُلی باشد بین من و تو . بگذر و بگذر و بگذر و دست بکش روی ژرف ترین دره جسم زمین و گوش بده به ترّنُم های روح خاک خاک ما ، خاک ما ، خاک ما ؛ نزدیک بیا ! از خاک به خاک ! از تن به تن ، فاصله ها را طی کن و بیا تا ژرفای ذره خاک در آغوش من ، تا گریه من با گریه تو تا خنده من از خنده تو . سنگ ها آیا با همدیگر اشک می ریزند ؟ سنگ ها آیا با همدیگر می خندند ؟ و چه شیء ای آیا در تمام این سیاره دست های تو را - در خواب و بیداری – در میان دست هایش می گیرد داغ از عشق تو می لرزد اشک می ریزد اشک می ریزد و هزاران بار هزاران بار قطره قطره زیبایی چشمان تو را نام تو را و نگاه تو را بر سینه هستی می آویزد ؟ نزدیک بیا ! فاصله ها را طی کن از جسم خود تا ژرفای جسم من : با لرزش با گریه با خنده با بخشش با تقاضا ؛ آنوقت می بینی که فقط "تن" نبودم - مثل سنگ شکسته ، زیر پای هر عابر ، هر باران ، هر ضربه قهر – همان طور که تو "تن" نبودی تنها تنها هرگز ! هیچ چیز آسان تر از فهم یک دیگر نیست ، همچون اشراقی از قلب "زمان" در قلب "خود" می لرزم ! دست هایم داغ شده اند ؛ داغ اند از سردی ؟ این چیست ؟ بگو ! این پرده ؟ این تاریکی ، همچنان باز امشب ، بین من و تو ؟ با من حرف بزن ! حرف به حرف چنگ بزن به پرده ظلمت و بگو : چشمهایت امشب چه رنگی دارند ؟ بگو ! در چشم تو من چه رنگی دارم ؟ - رنگ یک هیچ ؟ ریز شده ؟ بی مقدار ؟ تکه تکه ؟ بیهوده تر از دستمالی که اکنون در مشت من است ؟ بگو ! آسمانت امشب چه رنگی دارد ؟ آسمانی که از آن می گفتی ، تکه تکه شده است ؟ و افق ؟ آن افق دوردست درخشان ، حالا محو شده است حالا بی رنگ اند چشمهای آهوی تو ؟ بی پیغام ؟ دو حفره سرد خالی ؟ و یک هیچ – این ممکن نیست ! این دروغی است که در خاک قهر رویاندند خواندند و خواندند در گوش من با من حرف بزن عشق من . بیهوده ست این جدایی ، این حجره ، حجره ، تنهایی : این ظلمت در بین ما ؛ این ظلمت تلخ که پرتابم کرد به سردترین نقطه دوزخ ، - دوری ! "زمان" می گذرد ، تنها مجال عشق ما دارد می گذرد و مجال کوتاه شکفتن در باغ . بگو ! امشب چه رنگی دارد رویاهایت ؟ ذره ذره ، همه قلب من می خواهد رنگ رویای تو را داشته باشد همه قلب من مثل یک شیء که به رنگ رویای تو در می آید : محبوبِ تو . "خود" یا "دیگر" ؟ هیچ چیز آسان تر از فهم یک دیگر نیست . بگذر ، به درونم بیا بر فراز همه مرزهای زمین بر فراز امروز ، نزدیک شو ، نزدیک تر از صدای رگبار، روی طبل ناخُن ها . عشق من هیچ چیز آسان تر از فهم یک دیگر نیست : واژه ، واژه ، به درونم بیا ، به زمین صلح جاویدان بی شکست بی پیروزی - بی جنگیدن . برهنه در آغوش تو گریه کرده ام در بستر تو بر سینه تو . با تو حرف زده ام در تمام این شب ها در تمام این روز ها در تمام جدایی هایت با تمام شعرهایم گفته یا ناگفته ؛ "بی خدا ، بی مذهب ،بی آیین ، بی مکتب" ، من پیوستم به ندای قلبم : عشق من ! من پیوسته ام به خواهش سوزان نوازش به نوازش تن به تن عشق به عشق : و به تو دور ازهر جبری دور از هر قهری بی حجره . در چشم من زیر پوست من چیزی بودی تو؛ چیزی بیشتر از دستمال سفیدی که در دست من است : در دستِ زنی در بند مقنعه و روپوش سیاه در غروبِ گِل آلود شهر زیر رگبار در پی تو ...
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