Verdure

Les épis de blé se dressent et de nouveau tombent à terre une fois encore ils poussent. Ici l’amour s’est répété. La nuit s’est répétée avec les clins d’œil des grandes galaxies lointaines. Le sommeil s’est répété : le sommeil des premiers semeurs la femme dans les bras de l’homme. Et à la tombée de la nuit le rêve s’est répété : — des troupeaux dans le pâturage de lumière et de rosée. Le matin : le matin unique le soleil unique le rayonnement des lumières uniques sur la terre unique l’amour dans les bras de l’amour — ici les pas les traces des premières sources — au-dessus de la sécheresse — se sont répétés. Ici chaque jour la vie s’est ajoutée à la vie d’avant. Ici chaque jour les jasmins blessés par la pointe des lances et par les barbelés, se sont dressés — si peu que ce soit — au-dessus d’hier. Et la brise tremblante est venue en rampant — à travers des frontières cachées et sanglantes — jusqu’au jardin des fleurs d’oranger ; chaque jour chaque Norouz un peu plus près l’amour de l’amour. — si peu que ce soit — l’héritage des pollens féconds répandu sur la ville. Pollens féconds dans le matin unique dans la mélodie unique avec le tumulte de centaines d’oiseaux graves et aigus brefs et longs multicolores saluant la présence du soleil présent du temps : divers et un : Norouz ! Ici s’est répété le désir d’un jour nouveau sans se cacher derrière le rideau du sommeil se sont répétées : les premières sources les premières pierres ; pierres polies par le baiser de la vague — l’amour dans les bras de l’amour — miroirs éternels face à chaque jour demeure des grands rires du soleil rires dorés. Pierres roulantes et nues ; pierre après pierre maison après maison se sont répétées les fêtes « interdites » se sont répétés les rires « interdits » des rires qui ont détruit les lances de la mort et la mort. Les herbes fraîches ont percé entre les joints des carreaux. Ici Norouz instant après instant spontané de chaque interstice a verdi avec l’héritage de toutes les pousses. Et il a verdi le rêve universel : le matin universel la fête universelle de maison en maison. — la fête d’une bougie allumée d’une fenêtre aux autres fenêtres — la danse d’une fête sans lances et sans mort qui se lève des profondeurs de la terre avec le parfum des fleurs d’oranger et passe à travers les barbelés ; pierre après pierre de main en main de maison en maison elle circule elle pousse encore — jour nouveau, désir nouveau — du cœur de la rosée et de la lumière la tête dans les bras l’un de l’autre divers et un sur les miroirs éternels…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

سبزه

Nocturne

خوشه های گندم بر می خیزند و باز به زمین می افتند بار دیگر می رویند . اینجا عشق تکرار شده ست . شب ، تکرار شده ست با چشمک های کهکشان های بزرگ دور دست . خواب تکرار شده ست : خواب نخستین کشتکاران زن در آغوش مرد . و شبانگاه رویا تکرار شده ست : - رمه هایی در چراگاه نور و شبنم . صبح : صبح یگانه مهر یگانه انتشار نورهای یگانه بر زمین یگانه عشق در آغوش عشق – اینجا قدم ها جای پای چشمه های نخستین - بر فراز خُشک سالی – تکرار شده اند . اینجا هر روز حیات افزوده شده بر حیات پیشین . اینجا هر روز یاس ها زخمی از تیزی نیزه و سیم خاردار ، قد بر افراشته اند - هر چه هم که ناچیز – بر فراز دیروز . و نسیم لرزان سینه خیز آمده ست - از میان مرزهای پنهان و خونین – تا باغ بهار نارنج ؛ هر روز هر نوروز ذره ای نزدیک تر عشق به عشق . - هرچه هم که نا چیز – میراث گرده های بارور پاشیده شده روی شهر . گرده های بارور در صبح یگانه در آهنگ یگانه با غلغله صد ها پرنده زیر و بَم کوتاه و بلند رنگارنگ شادباش حضور خورشید ارمغان زمان : گوناگون و یگانه : نوروز ! اینجا تکرار شده خواهش روز نو بی پنهان شدن در پرده خواب تکرار شده اند : چشمه های نخستین سنگ های نخستین ؛ سنگ های صیقل خورده از بوسه موج - عشق در آغوش عشق – آینه های جاودان روبروی هر روز جایگاه خنده های بلند خورشید خنده های زرین . سنگ های غلتان و عریان ؛ سنگ به سنگ خانه به خانه تکرار شده اند جشن های "ممنوع" تکرار شده اند خنده های "ممنوع" خنده هایی که ویران کردند نیزه های مرگ را و مرگ را . سبزه های شاداب از درز کاشی ها سر زده اند . اینجا نوروز لحظه به لحظه خودرو از هر روزنه ای سبز شده با میراث همه رویش ها . و سبز شده رویای فراگیر : صبح فراگیر جشن فراگیر خانه به خانه . - جشن شمع روشن از پنجره ای در پنجره های دیگر – رقص جشنی بی نیزه و بی مرگ که از اعماق زمین با عطر بهار نارنج بر می خیزد و می گذرد از میان سیم های خاردار ؛ سنگ به سنگ دست به دست خانه به خانه می گردد می روید باز - روز نو با خواهش نو – از قلب شبنم و نور سر در آغوش هم گوناگون و یگانه روی آینه های جاودان ...
Poème au hasard