Traversée

C’était l’heure serrée du couchant et le soleil du jour avec sa dernière réserve soufflait la lumière. Une lumière qui peu à peu perdait sa rougeur comme si une lampe à huile brûlait sans huile et fumait et une couche bleuâtre de sa suie collait au verre dévorait la lumière. Ainsi le soleil reculait lentement, lentement et poignée après poignée la poussière de suie sur sa place vide se répandait sur le corps de la forêt sur le corps de l’homme sur le corps du fleuve. Maintenant, « Que faire ? » L’homme s’arrêta et regarda scruta les alentours et arracha une branche se jeta à l’eau l’eau était puissante et sa froideur pénétrait, aiguë, jusqu’à la moelle. Le courant sauvage n’épargna pas le bagage de l’homme il le vola vite et l’emporta et des filaments errants d’algues devinrent un fardeau à son cou - glissants sur ses épaules froides et nues. Il les arracha avec colère les lança loin sur l’eau avec les vagues enchevêtrées un autre filament se rua se frotta de sa vase sur la poitrine de l’homme l’homme frissonna à l’odeur de charogne. Sur les pierres glissantes il fit un pas la vague contraire le repoussa il recula, plongea dans l’eau boueuse de son bâton il chercha d’autres gués il fit deux pas en avant il tomba d’un pas en arrière il se força à tenir debout sur le lit glissant se tordit dans la vague et repartit en avant… dans son esprit une lanterne et une carte se dessinaient… Dans le froid crépuscule parmi les poings serrés des vagues un corps remuait et avançait - lourd et lent - collées à ses épaules, à ses mains et à ses oreilles des masses d’algues sombres…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

گذران

Soleil, lune

تنگ غروب بود و آفتاب روز با آخرین ذخیره ی خود نور می دمید . نوری که رفته رفته سرخی خود را از دست می داد انگار پیه سوزی بدون پیه می سوخت و دود می کرد و لایه ی کبود از دوده های آن بر شیشه می چسبید می خورد نور را . این طور خورشید آهسته آهسته عقب می رفت و چنگه چنگه گرد دوده بر جای خالی اش پاشیده می شد روی تن جنگل روی تن مرد روی تن رود . حالا "چه باید کرد ؟" مرد ایستاد و دید اطراف را پایید و شاخه ای را کند خود را به آب انداخت پُر زور بود آب و سردی آن تا مغز آدم ، تیز می رفت . جریان وحشی از کوله بار مرد نگذشت دزدید آن را تند و با خود بُرد و رشته های هرزه ی جلبک و بال گردنش شد - لغزنده روی کتف های سرد و عریانش . برکندشان با خشم پرتاب شان کرد ، تا دوردست آب با موج های درهم و برهم یک رشته ی دیگر هجوم آورد مالید خود را با لجن هایش بر سینه ی مرد لرزید مرد از بوی لاشه . بر سنگ های سُر برداشت یک قدم موج مخالف او را عقب راند پس رفت ، غوطه خورد در آب گِلناک با چوب دستش جست وجو کرد پایاب های دیگری را برداشت دو گام او به پیش افتاد یک گام او به پس واداشت خود را روی پا بر بستر لغزان پیچید در موج او باز رو به پیش ... در ذهن او فانوس و نقشه نقش می بست ... در گرگ و میش سرد در لابه لای مشت های محکم امواج یک جسم می جنبید و پیش می رفت - سنگین و آهسته - چسبیده روی شانه ها و دست ها و گوش هایش انبوه جلبک های تیره ...
Poème au hasard