Exposition d’hiver

Une crème épaisse et délicieuse versée sur le monde ; mon ciel et tout mon horizon de toutes parts sont doux, doux et brillants et purs : maintenant le monde déborde de murmures tendres, et ce corps — ce lieu — est le berceau sûr d’une douce galaxie. À l’heure la plus froide de l’année tu viens et tu me couvres de toute ton étreinte, mon amour... ***** Douce, propre, elle se couche sur la terre et couvre la terre de toute son étreinte ; — comme l’eau — elle glisse dans la terre — comme la couleur blanche dans un pinceau noir. Une vague de baisers enveloppe tous les atomes de la terre ; dans les profondeurs. Maintenant le monde déborde de murmures bleus. Dans les profondeurs — sous les pas rapides et égarés — un lit est étendu d’un seul amour, d’un seul lien sans fin : l’esquisse d’une pomme dans une assiette, l’esquisse d’un arc-en-ciel sur une toile derrière la vitre, l’esquisse des bouches de deux pierres couchées l’une sur l’autre : un baiser, l’esquisse d’un baiser prend forme sans ruine... Maintenant le monde déborde de murmures de baisers. Sous les pas rapides et lourds qui frappent le corps de la terre, un lit est étendu, un lit dans les profondeurs, dans le ventre de la terre, et dans ce lit il n’y a rien, aucune « chose » que la caresse et une union magique... ***** À l’heure la plus froide de l’année, douce et tendre, tu as coulé dans mon ventre. Sous cette peau qui est la mienne — celle-ci emprisonnée dans les liens du fouet et du manteau noir — sous cette toile meurtrie — cette fausse toile sur laquelle ils ont peint ma tombe — fausse peinture ! Sous cette couche sèche, tu coules dans mon ventre. Maintenant le monde déborde de la musique d’images nouvelles. Les racines dansent sous cette écorce, des racines vivantes cherchent les fils les unes des autres, et s’unissent. La couleur de la neige, pure et brillante, appelle à elle ma toile et mon pinceau. Ici il y aura un jardin ou un doux pommier ou une plante dont les vaisseaux cachés chantent l’histoire de notre étreinte, murmurante, pleine de désir, à l’oreille du cristal de neige qui l’a couverte tout entière de toute son étreinte à l’heure la plus froide de l’année...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

نمایشگاه زمستانی

Clin d’œil

سرشیر غلیظ خوشمزه ریخته روی عالم آسمانم و تمام افقم از هر سو شیرین است شیرین و درخشان و پاک : اکنون جهان لبریز از زمزمه های نرم است ، و این جسم - این مکان – زادگاه امن کهکشان شیرین است . در سردترین ساعت سال تو می آیی و مرا می پوشانی با همۀ آغوشت عشق من ... ***** نرم ، پاکیزه ، می خوابد روی زمین و زمین را می پوشاند با تمام آغوشش ؛ - مثل آب – می لغزد به درون زمین - مثل رنگ سفید به درون قلم موی سیاه . موج بوسه در بر می گیرد همۀ ذراتِ خاکی را ؛ در اعماق . اکنون جهان لبریز از زمزمه های آبی ست . در اعماق - زیر قدم های سریع سرگشته – بستری گستردست از یک عشق ، یک پیوند بی پایان : طرح یک سیب در بشقاب ، طرح رنگین کمان روی یک بوم پُشتِ شیشه ، طرح دهان های دو سنگ خوابیده روی هم : یک بوسه ، طرح یک بوسه شکل می گیرد بی ویرانی ... اکنون جهان لبریز از زمزمه های بوسه است . زیر قدم های سریع سنگین کوبنده بر تن خاک ، بستری گسترده ست بستری در اعماق در بطن خاک و در این بستر چیزی نیست هیچ " چیز " جز نوازش و همخوابگی جادویی ... ***** در سردترین ساعت سال ، نرم و لطیف جاری شدی در بطنم . زیر این پوستِ من - این حبس شده در بند تازیانه و روپوش سیاه – زیر این بوم کبود - این کاذب که بر آن نقش گور مرا انداخته اند – نقش کاذب ! زیر این لایۀ خشک ، جاری هستی در بطنم . اکنون جهان لبریز از آهنگ نقش های تازه است . ریشه ها می رقصند زیر این پوسته ریشه های جان دار تارهای یک دیگر را می جویند ، و به هم می پیوندند . رنگِ برف پاک و درخشان به خود می خواند بوم و قلم مویم را . اینجا باغی خواهد بود یا درختِ سیبِ شیرینی یا گیاهی که آوند پنهان او داستان همآغوشی ما را می خواند ، زمزمه گر پُر خواهش در گوش بلور برفی که تمام او را با تمام آغوشش پوشانده در سردترین ساعت سال ...
Poème au hasard