La Fête du feu
Tu as pris ma pâleur,
tu m’as donné ta rougeur,
parmi les dieux de pierre renfrognés,
dans la forêt,
dans le marécage,
sous l’assaut des ours affamés.
Tu m’as souri,
familier pour moi en terre étrangère,
et lentement, lentement
tu m’as tirée de la vie sauvage.
Mes cruches et mes briques d’argile crue,
tu les as cuites dans ton foyer.
À l’oreille de mon sommeil tu as conté des histoires douces et joyeuses.
Éveillé,
caressant mon rêve...
J’adore,
et comment ne pas adorer
toi qui es resté
à mes côtés,
avec moi,
sans brûler.
Et sans brûler
tu as pris ma pâleur,
tu m’as donné ta rougeur.
Mes joues se sont empourprées...
Quelle danse a la flamme de ton être
loin, loin derrière les rideaux de mes paupières,
depuis l’instant de la découverte
jusqu’à l’éternité,
sans repos, sans temps,
et sans frontières,
mon amour...
Traduction automatique du persan
Texte original (persan)
جشن آتش
Clin d’œil
زردی ام را گرفتی
سرخی ات را به من بخشیدی.
در میان خدایان عبوس سنگی
در جنگل
در مرداب
در هجوم خرس های گرسنه .
به من لبخند زدی
آشنایی با من در زمین بیگانه
و آرام آرام
مرا از حیات وحشی بیرون آوردی .
کوزه ها و خشت های گل خا م مرا
در اجاقت پختی .
در گوش خواب من قصه های شیرین و شاد نقل کردی .
بیدار
نوازشگر رویای من ...
می پرستم
و چه گونه نپرستم ؟
تو را که ماندی
در کنارم
با من
بی سوزاندن .
و بی سوزاندن
زردی ام را گرفتی
سرخی ات را به من بخشیدی .
گونه هایم گل انداخته اند ...
چه رقصی دارد شعله ی هستی تو
پشتِ پشتِ پرده های پلک من
از لحظه ی کشف
تا جاودان
بی آسودن ، بی زمان
و بی مرز
عشق من ...