Une rizière
Dans mes images
et mes imaginations,
tant que j’existe,
je te vois ainsi :
ce mystère,
accouplé à lui-même
— à moi —
et pour toujours proche,
sans séjour en terre étrangère.
Et pour toujours proche,
sans distance.
Débordant de liens charmants
entre toi et moi...
Dans mes images
et mes imaginations,
tant que j’existe,
tes mains caressantes,
sans mystère,
parcourent mon corps.
Tu circules en moi
et tu trouves les aubes dans l’obscurité de mon être ;
et à cet instant même,
doucement,
la tige de ton doux iris
tu la poses dans mon vase...
Sans mystère
nos lèvres se trouvent
et nos langues,
avec de longs souffles,
se mêlent l’une à l’autre,
se parlent l’une à l’autre :
claires,
douces,
limpides
— dans chaque image,
chaque imagination —
comme une rizière
après la pluie,
après le voile de brume...
Traduction automatique du persan
Texte original (persan)
یک شالیزار
L’Année de l’iris
در تصویر
و تصورهایم ،
تا هستم
تو را این گونه می بینم :
این رمز و راز
جفت با خود
- با من –
و برای همیشه نزدیک
بی اقامت در خاک بیگانه .
و برای همیشه نزدیک
بی دوری .
سرشار از رابطه های دلکش
میان تو و من ...
در تصویر
و تصورهایم ،
تا هستم
دست های نوازشگر تو
بی رمز و راز
بر تنم می گردند .
تو در من می گردی
و سحرگاهان را در تیرگی هستی من می یابی ؛
و همان دَم
آرام
ساقۀ زنبق شیرینت را
می نشانی در گلدانم ...
بی رمز و راز
لب های ما یکدیگر را می یابند
و زبان های ما
با نفس های بلند
با هم می آمیزند
با هم سخن می گویند :
روشن
شیرین
زلال
- در هر تصویر
هر تصور –
همچون شالیزار
بعد از باران
بعد از پردۀ مِه ...