Un silence pesant ?

Sur le chemin du « Tochal » ils se tiennent en rang deux par deux les agents, armés, avec tout leur équipement, au complet, sans un mot, sans un sourire comme des étrangers – comme des mitrailleuses automatiques prêtes à tirer sur l’ennemi au front – tout le long du chemin du « Tochal ». Par petits groupes, les gens arrivent avec des nouveau-nés dans leurs landaus, pour contempler leurs prairies vertes pour contempler leurs coquelicots rouges pour contempler les œillets de leur plaine parmi des milliers de fleurs jaunes sauvages sur leur propre terre dans leur propre ville. Les gens viennent contempler leur bel Ordibehesht qui est arrivé et s’est assis sur le beau giron de la montagne, doux et charmant sans aucune arme. La foule vient vers le « Tochal » comme pour rendre visite à un ami comme pour se rendre visite à elle-même ; dans un silence pesant mêlé au grondement de la grande cascade qui se précipite du rocher, comme un torrent...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

سکوتِ سنگین ؟

L’Année de l’iris

در مسیر " توچال " ایستاده اند به صف دو به دو مأموران ، مسلح ، با همۀ تجهیزات ، کامل ، بی حرف ، بی لبخند انگار بیگانه - انگار مسلسل های خودکاری آمادۀ شلیک به سوی دشمن در جبهه – در تمام مسیر " توچال " . چند ، چند ، مردمان می آیند با نوزادان در کالسکه ، به تماشای چمنزاران سبز خود به تماشای شقایق های سرخ خود به تماشای قرنفل های دشتِ خود در میان هزاران گل زرد خودرو در خاکِ خود در شهر خود . مردمان می آیند به تماشای اردیبهشتِ زیبای خود که رسیده از راه و نشسته روی دامن زیبای کوه ، نرم و دلکش بی هیچ سلاح . خیل مردم می آیند به سمتِ " توچال " انگار به دیدار دوست انگار به دیدار خود ؛ در سکوتِ سنگین آمیخته با همهمۀ آبشار بزرگی که فرو می ریزد از صخره ، انگار سِیل ...
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