Perspective.

Les autres, comme eux-mêmes, me voient éveillée. Mais moi : je suis somnambule ! Mes paupières sont ouvertes. J’ai des chaussures, j’ai des vêtements, comme les autres passants. Je suis en chemin, parmi les gens, dans les rues brûlantes empoisonnées de plomb. Les mots défaite et défaite arrivent, vides de sens. Les mots impasse et impasse tournent, insensés. L’ombre épuisée se traîne sur cette planète. Et le temps semble s’être arrêté en enfer. Ma chaussure reste en arrière parmi des milliers et des milliers d’autres chaussures restées en arrière. Mais : tu n’entendras de moi aucune plainte, et aucun bruit de défaite ne sortira d’entre mes lèvres. Tu verras l’éclat de mes yeux, je t’appelle. Tu verras mes épaules sur lesquelles je t’ai assis à califourchon : je repousse l’impasse. Avec moi tu traverses l’enfer, avec moi tu brises le dur cadenas du temps, avec moi tu vois combien tu es immortel. Avec moi qui ne suis que somnambule en toi : moi, ton désir le plus profond : le désir profond d’être adoré et d’adorer dans l’étreinte humaine de l’amour...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

چشم انداز.

Femme

دیگران مانند خود، مرا بیدار می بینند. اما من: خوابگردم! پلک هایم باز اند. کفش دارم لباسی دارم، مانند دیگر رهگذران. در راه ام، در میان مردم در خیابان های تفته ی سرب آلود. کلمات شکست و شکست می آیند، بی مفهوم. کلمات بن بست و بن بست می چرخند، بی معنی. سایه از پا افتاده، می کشاند خود را روی این سیاره. و زمان در دوزخ متوقف شده انگار. کفش ام جا می ماند. در میان هزاران هزار کفش جا مانده ی دیگر. اما: ناله از من نخواهی شنید، و صدای شکست برنخواهد آمد از میان لب هایم. برق چشمان مرا خواهی دید، تو را می خوانم. شانه های مرا خواهی دید که بر آن ها، قلمدوش نشانده م تو را: بن بست را می رانم. با من می گذری از دوزخ با من می شکنی قفل سخت زمان را با من می بینی که چه اندازه نا میرایی. با من که فقط خوابگردم در تو: من ژرف ترین خواهش تو: خواهش ژرف پرستیده شدن و پرستش در آغوش انسانی عشق...
Poème au hasard