Pierre

Au ventre du marché ils bâtissent des murs, des murs durs, des murs de ciment, et les élèvent tout en haut et dessus, aussi loin que va le ciel, ils plantent des pointes de lance, tranchantes et acérées. Ils bâtissent des murs des murs sans ouverture sans relâche, sans relâche. Les murs ne voient rien : ni les délicats coups de bec de la tourterelle sur le cou de son compagnon, ni les vagues qui s’enchaînent l’une à l’autre dans l’eau, ni la nuit ni le soleil. Les murs ne voient rien : les murs ensemble les murs séparés les murs égarés et hébétés vont à la maison reviennent de la maison les murs errent dans la ville et les blessures des chocs de collision ils les emportent avec eux. De la surface jusqu’au fond sur leur corps le courant des fissures ramifiées s’avance en rampant jusqu’à l’événement l’effondrement – effondrement – au ventre du marché...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

حجر

Soleil, lune

در بطن بازار دیوار می سازند ، دیوارهای سخت ، دیوار سیمانی ، و می کشند آن را بالای بالا و روی آن تا هر کجای آسمان شد سر نیزه می کارند ، بُرّنده و تیز . دیوار می سازند دیوار بی منفذ یک بند ، یک بند . دیوارها چیزی نمی بینند : نه نُک زدن های ظریف جفت قمری را بر گردن جفت ، نه پشت هم پیوستن امواج را در آب ، نه شب نه آفتاب . دیوارها چیزی نمی بینند : دیوارها باهم دیوارها بی هم دیوارها سرگشته و گیج تا خانه می روند از خانه می آیند دیوارها در شهر می گردند و زخم ضربه های تصادم را با خویش می برند . از رویه تا عمق بر پیکر آن ها جریان شاخه های تَرَک پیش می خزد تا واقعه ریزش - ریزش - در بطن بازار ...
Poème au hasard