Ton air

Si tu étais ici maintenant près de moi dans ce lit, je passerais mon bras en anneau encore autour de tes épaules et moi-même contre toi je me serrerais. Toi doucement, doucement tes paupières endormies tu les ouvrirais, et ton regard d'entre deux paupières douces mi-closes, comme deux belles lanternes à travers la brume vague brillerait sur moi et errerait sur mon visage ; tes lèvres ton sourire à mon regard l'offriraient : à mon regard et à moi… Mes lèvres je les ferais glisser sur ton épaule et l'air de ton corps à profondes inspirations je le boirais ; et de nouveau je m'endormirais la tête sur ta poitrine. Maintenant peut-être je verrais une barque appuyée sur le sein d'une mer sans tempête dans la brume dorée de midi, ou peut-être je verrais un berceau de roseaux dans les doux balancements de l'air bleu… Et maintenant mes souffles se seraient déjà mêlés à tes souffles et aux souffles du temps calmes et profonds. Du bord du lin blanc du rideau la lumière jaune de Shahrivar a pénétré dans la chambre, a rempli la table. Si tu étais ici ensemble nous verrions le verre plein des diamants de ce jour, et près du verre – sur la table – le grain resté de la grappe de raisin d'hier soir, ensemble nous verrions qu'il s'est maintenant rempli du jus doré du soleil. Moi encore, de nouveau, je boirais l'air de ton corps ; je me serrerais contre toi et toi, encore, tu remplirais débordants et pleins mon grain de raisin et mon verre : j'entendrais mes propres souffles forts, si forts du couloir du temps – à travers la brume – sortir, se joindre aux longs souffles d'aujourd'hui et se mêler à tes souffles – à travers les frontières à travers toutes ces frontières – dans les sanglots de mes pleurs incrédules comme maintenant – au lieu de la poitrine du lit – sur ta poitrine…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

هوای تو

Clin d’œil

اگر اینجا بودی حالا کنارم در این تخت ، دستم را حلقه می کردم باز دور دوشت و خودم را به تو می چسباندم . تو آرام آرام پلک های خوابت را باز می کردی ، و نگاهت از میان دو پلکِ نرم نیمه باز ، مثل دو فانوس قشنگ از میان غبار مه آلود گنگ به من می تابید و می گشت در صورتِ من ؛ لب های تو لبخند تو را به نگاهم هدیه می دادند : به نگاهم و به من ... لب هایم را بر شانۀ تو می لغزاندم و هوای تن ات را با نفس های عمیق می نوشیدم ؛ و دو باره خوابم می برد سر بر سینۀ تو . حالا شاید قایقی را می دیدم تکیه داده به سینۀ دریای بی طوفان در غبار زرین ظهر ، یا شاید گهواره ای از نی ها را می دیدم در تکان های لطیف هوای آبی ... و حالا نفس های من دیگر آمیخته بود با نفس های تو و نفس های زمان آرام و عمیق . از کنار کتان سفید پرده نور زرد شهریور در اتاق تابیده ، میز را پُر کرده . اگر اینجا بودی با هم می دیدیم لیوان پُر از الماس این روز را ، و کنار لیوان - روی میز – دانۀ جامانده از خوشۀ انگور دیشب را ، با هم می دیدیم که پُر شده حالا از آب طلای خورشید . من باز، دوباره هوای تن ات را می نوشیدم ؛ به تو می چسبیدم و تو ، باز پُر می کردی لبریز و پُر دانۀ انگور و لیوان مرا : من نفس های خودم را می شنیدم که بلندِ بلند از میان دهلیز زمان - از میان غبار – بیرون می آیند ، به نفس های بلند امروز ، می پیوندند و می آمیزند با نفس های تو - از میان مرزها از میان همۀ این مرزها – در هِق هِق این گریۀ ناباور من مثل حالا - جای سینۀ تخت – بر سینۀ تو ...
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