Migration

Dans les pupilles de tes yeux je suis en train de voir mon visage, tel que je suis, enflammé par la circulation d’un sang neuf dans des milliers de capillaires sous ma peau. En toi je sors du néant, je prends forme sans me perdre, sans vide : sur la ligne du temps, sur la route de villes aux mille noms et pourtant anonymes. Je prends forme, libre de tout nom, et enivrée dans le présent, dans le calme d’un chat — ronronnant dans son sommeil — dans l’angle des bras des murs de la chambre et l’abri d’un toit sûr. Les villes dans mon esprit sont devenues sans nom, même sans forme, et les langues sont incompréhensibles, même dépourvues de sens. Mon ciel, ce sont tes yeux ; ma patrie, tes bras ; et notre langue — ah ! ouvre tes bras...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

مهاجرت

Clin d’œil

در مردمک چشم هایت دارم صورت ام را می بینم ، عین خودم گُر گرفته از گردش خون تازه در هزاران مویرگ زیر پوستم . من در تو از عدم بیرون می آیم شکل می گیرم بی گم شدگی بی پوچی : در خط زمان ، در مسیر شهرهایی با هزاران نام اما گمنام . شکل می گیرم فارغ از هر نامی و مدهوش در اکنون در آرامش گربه – با خُرخُر خواب – در زاویۀ بازوهای دیوار اتاق و پناه سقف امن . شهر ها در ذهن من بی نام شده اند حتی بی شکل و زبان ها نامفهوم اند حتی بی مفهوم . آسمانم ، چشم هایت هستند ؛ سرزمین ام بازوهایت ؛ و زبان ما - آه ! باز کن آغوشت را ...
Poème au hasard