Le Rire
Ton rire était-il du pain ?
mon amour,
ou bien de l’eau
ou de l’air frais ?
qui me donnait l’existence
comme le parfum du jasmin
sincère
du fond du cœur
ton rire, sans le masque du rire.
– Et le masque du rire !
Comme les feux d’artifice de commande
qui plantent le masque de la fête sur les traces des poings,
sur le visage triste de la ville.
Les fêtes mensongères et honteuses
à l’ombre d’hommes armés
de 9 heures à 10 heures
sur ordre ! –
Ton rire est de l’air frais
de grands éclats du fond du cœur.
Mon doux jasmin, ô ma douceur, ma douceur
n’oublie pas tes beaux rires.
De 9 à 10, cela passera.
Je balaie les caniveaux de la ville
je plante de belles églantines dans la ruelle
de grands pins véritables
un bassin propre
avec des cygnes blancs
et des canards
au milieu du bassin, je mets un jet d’eau claire
dont des milliers d’arcs-en-ciel, à chaque goutte,
retombent sur la terre
se répandent sur ta tête et ton visage
et te font rire
avec le jeu du soleil de printemps sur tes cils
et sur ma poitrine :
endeuillée et lourde à présent ainsi
loin de ton rire.
De grands éclats
sincères
espiègles
joyeux, joyeux...
Traduction automatique du persan
Texte original (persan)
خنده
L’Année de l’iris
نان بود خندۀ تو ؟
عشق من ،
یا آب بود
یا هوای تازه ؟
که به من هستی می بخشید
مثل عطر یاس
راستین
از ته دل
خندۀ تو ، بی نقابِ خنده .
- و نقابِ خنده !
مثل فشفشه های فرمایشی
که نقاب ِ جشن را روی جای مُشت ها ،
بر صورتِ غمگین شهر می کارند .
جشن های دروغین شرم آور را
زیر سایۀ مردان مسلح
از ساعتِ 9 تا ساعتِ 10
طبق دستور ! –
هوای تازه ست خندۀ تو
قهقه های بلند از ته دل .
یاس شیرین من ، ای شیرینم ، شیرینم
از یاد مبر خنده های زیبایت را .
از 9 تا 10 می گذرد .
من می روبم جوی های شهر را
نسترن های قشنگ می نشانم در کوچه
کاج های بلندِ حقیقی
استخر پاک
با قوهای سفید
و مرغابی ها
در میان استخر ، فوارۀ آبِ تمیز می گذارم
که هزاران رنگین کمان با هر قطرۀ آبش
به زمین بر می گردند
بر سر و صورتِ تو می ریزند
و تو را می خندانند
با بازی خورشید بهار بر مژگانت
و بر سینۀ من :
داغ دار و سنگین اکنون این گونه
دور از خندۀ تو .
قهقه های بلند
راستین
بازیگوش
شادِ شاد ...